Henri, feel good movie

Publié le par Nicolas Jaillet

 

 

 

 

Amis, amies, lapins, lapines, 

 

Je ne sais pas ce qu'on vous a dit à propos de Henri, le nouveau film de Yolande Moreau qui est sorti hier, mais si, comme tout être humain normal, il vous arrive de douter de votre tendresse à l'égard de votre espèce ; si parfois, l'âge aidant, la mysanthropie vous guette, n'hésitez pas à aller le voir. 

 

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Dans ce film, aucun cosmétique. On y voit des gens. Des gens "normaux" (comprenez : alcooliques) qui ont leurs petits défauts. Une certaine tendance à penser par réflexe reptilien. Quelques petites difficultés à éprouver de la compassion. Une certaine tendance, comme tous les enterrés vivants, à chercher plus bas qu'eux pour avoir quelqu'un sur qui marcher. M'enfin, rien de bien méchant. On y voit aussi des gens qui sont trisomiques, psychotiques, et autres pathologies plus ou moins répertoriées. La frontière entre les deux mondes est franchement floue et c'est très agréable.

Bref, on voit des gens. Ca surprend toujours un petit peu, tant le cinéma nous a gavés de silhouettes couturées au sclapel, d'épidermes crémeux, et de fesses lissées sous PhotoshopTM. Mais c'est beau. Ce qui se passe entre ces êtres imparfaits donne une profonde sensation d'intensité et de réalité. On en sort heureux. Ce film nous donne l'envie, pour quelques heures au moins, de croire que quelque chose d'élégant est encore possible au sein de l'espèce humaine. C'est pas toujours gagné. 

 

 

 

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